vendredi 10 mai 2013

COURSES

Page Courses


On connaît les courses  du Nord, on connaît également les françaises, mais on connaît très peu les allemandes. Véronique Andersson a participé en 1995 à la première édition de la Trans-Thüringia. Nous lui avons demandé de nous présenter en quelques mots cette course "pas comme les autres"...




La Trans-Thüringia, une course de traîneau pas comme les autres……

Par Véronique


 

C’est en 1995 que j’ai découvert la Trans-Thüringia : après quelques années de participation à des courses de sprint, j’avais décidé de m’inscrire à la première édition de la Trans-Thüringia,une course de moyenne distance, qui proposait 330km à parcourir en 8 étapes.

Comme son nom l’indique, cette course se déroule dans la forêt de Thuringe en Allemagne et est réservée aux attelages de chiens nordiques ( 4 races FCI). Elle a toujours lieu entre le 1er et le 15 février.

Je garde de cette première participation des souvenirs extraordinaires, surtout dus à l’ambiance extrêmement sympathique du mushing de distance, qui réunit un mélange de mushers-compétiteurs et de mushers-randonneurs. En effet, en Allemagne, en plus des catégories LT1, LT2 et LT0 regroupant les attelages de 3 à 12 chiens,  les courses de distance offrent une catégorie « Tour » dans laquelle les km sont comptabilisés à la place du chrono. De plus, la topographie des étapes  correspondant à celle du Jura suisse et le fait de pouvoir y participer avec 1 seul chien déjà  (catégorie pulka) rend la participation accessible à tous.

Le fair-play et l’entraide faisaient partie des priorités sur cette course qui, à ses débuts, comprenait un bivouac et une étape de 90km. La participation y était internationale : de Tchècoslovaquie, d’Hollande, d’Autriche, de Suisse, ….les mushers se retrouvaient quasi chaque année à cette grande course et fête du mushing !

Pour ma part, j’ai eu la chance d’y participer en 1995, 1996, 1999, 2005, 2006 et 2010.

Depuis ses débuts, la course a bien sûr évolué : les distances max. se sont raccourcies, le bivouac a été allégé, le matériel s’est modernisé, …. Mais la Trans-Thüringia reste une course organisée par une équipe de copains qui ont à cœur de se retrouver chaque année les 2 premières semaines de février…. Alors si vous êtes tentés d’aller les retrouver, allez surfer sur leur site  www.trans-thueringia.de ! Quant à moi, je reste volontiers à votre disposition pour plus d’infos

Bonnes salutations à tous           et           Good Mushing !                              Véronique Andersson




Merci beaucoup à Véro pour ces quelques lignes, qui donnent urgemment l'envie d'aller faire un tour du côté des forêts allemandes ! Bons trails à toi et à ta meute !

samedi 4 mai 2013

COURSES

Page Courses
Trois membres du Musher Club Suisse étaient sur la ligne de départ de la Polar Distans -160km ce début mars... Carole, la Polar, elle l'a déjà faite l'année passée...comme handler. Cette année, elle est musher ! Alors... moins de stress sur le traîneau qu'au checkpoint ?


Polardistans 2013
Par Carole

 

Cette année c’est mon tour ! L’année passée j’ai vécu cette course en tant que handler et depuis tout ce dont je rêve c’est de pouvoir la vivre moi-même, pour de vrai.

Je me retrouve donc ce mercredi 6 mars sur la ligne de départ, c’est moi qui tiens le « volant ». Evidemment je me demande ce que je fais là ! Quelle idée, alors que je pourrais être tranquillement handler et laisser Patrick partir, je vais devoir gérer ces 160 km comme une grande et tout d’un coup je me sens toute petite, presque incapable. Mais voilà c’est l’heure, trois –deux-un les chiens décollent et mes doutent s’envolent. Le temps est gris et chaud mais la piste est dure, ils partent bien mes six héros, ils mordent dans la piste avec rage et moi je me sens invincible au volant de mon traîneau.

Au km 15 je dépasse facilement l’attelage parti avant moi, par contre il reste longtemps cent mètres derrière, j’ai la hargne, je cours toutes les montées pour le lâcher jusqu'à ce qu’enfin je ne le voie plus. Je me retrouve de nouveau seule avec mes chiens. Pour moi il n’y a rien de meilleur que la solitude juste avec eux. On est sept mais on ne fait qu’un et le sentiment de notre force ne fait que d’augmenter au fil des kilomètres.

On attaque maintenant la montée qui nous mène dans les Fjälls. Sur la piste je dépasse des hommes et des femmes, les pulka-istes, avec entre un et quatre chiens et une pulka. A chaque fois je leur lance un mot d’encouragement car ces gens forcent l’admiration, à ski de fond sur des pistes de motoneiges, certains partis pour 300 km, eux vivent une vraie aventure !

Les chiens montent bien et rapidement on se retrouve au milieu des Fjälls, la météo est bonne, il n’y a quasiment pas de vent, c’est tellement beau là-haut ! Je prends  le temps de faire quelques photos. C’est bien beau de pousser mais garder un petit souvenir de ce moment ce serait bien aussi !

Au km 60 je m’arrête pour le deuxième snack, tout le monde mange bien, le moral est bon. On vient de se taper les dévers mais maintenant c’est fini, ouf ! Car tenir un traîneau chargé de 25 kilos de matériel ça n’a rien à voir avec un traîneau vide ! Je n’arrive tout simplement pas à le mettre sur un patin, je dévale en bas la piste et les chiens se retournent : mais enfin qu’est-ce que tu fous ? on est pas là pour faire joujou , veux-tu bien conduire comme il faut ! J’y mets toute ma force et mon dos se révolte fortement, mais y a rien à faire je m’échoue lamentablement dans la grosse.

Je profite du snack pour passer Albert en lead, en échange de Belinda, qui relâche devant mais travaille fort en swing. En repartant je vois apparaître un attelage derrière moi, il va vite ! Mais il s’arrête pour snacker au même endroit que moi, je vais donc avoir la paix encore quelques minutes. Puis il réapparaît et dans la nuit qui tombe la seule chose que je vois c’est que ces chiens portent des booties roses ! C’est donc Kenneth ! (j’imagine vraiment pas Pierre-Antoine mettre des booties roses à ses Boys ;-) !!! ça descend maintenant jusqu’au check-point, je freine bien pour ne  pas blesser les chiens et me dis qu’il va me dépasser. Mais non il reste tranquille, 200 mètres derrière moi, jusqu’au check-point des 75 km.

Et là mon inexpérience me tombe dessus radicalement ! Une fausse trace dans une croisée pas claire, 30 mètres avant le check-point et je rentre à l’envers ! Kenneth lui à bien le temps de voir que je me suis trompée et prend tout de suite la bonne piste. Moi je suis obligée de faire faire demi-tour à mon attelage, au milieu de plein de bénévoles qui s’agitent inutilement, pour pouvoir ressortir et aller faire les 40 mètres de piste que j’ai coupés ! Deuxième erreur : je leur dis que je veux m’arrêter deux minutes pour remettre des booties à Magic  (je les lui ai enlevées 10 kils plus tôt et depuis il ne tire plus). Du coup ils me parquent loin de la sortie et quand je veux repartir on m’affirme que je ne peux pas sortir sans signer !!!! Alors je demande : signer quoi ? …ben on sait pas !!

Entre temps Eveline Koch, musheuse sur la 300, arrive et rameute tous les bénévoles vers elle a grand cris ! Je me retrouve toute seule au milieu de cette agitation et je sais bien que sans l’aide de quelqu’un jamais je ne vais pouvoir traverser cette foule ! A tous les coups Arluk nous tirera tous à l’opposé vers le calme de la forêt !

Enfin j’aperçois Katarina, l'organisatrice, et je lui dis : je veux sortir ! D’un coup tout deviens facile, elle guide les chiens et nous laisse partir sans me demander de signer quoi que ce soit ! J’ai perdu 13 minutes dans l’aventure alors que j’avais prévu de ne pas m’arrêter !

La seule chose que je sais c’est que Kenneth est maintenant loin devant. Mais les chiens repartent au grand galop, ils ont déjà 75 km dans les pattes mais aucun signe de fatigue. La piste est un faux plat descendant sur 20km, je prends un énorme plaisir à les voir courir, ils relancent sans arrêt, le bonheur est sur la piste ! Puis commence la montée qui nous mènera au deuxième check-point. Patrick m’avait dit : ça monte un peu mais pas beaucoup. Pas beaucoup, pas beaucoup, je commence à cracher mes poumons à force de courir en me disant que « ça monte pas beaucoup ».  Les chiens ont un bon rythme et pour qu’ils ne le perdent pas dans les montées et bien il faut courir, pousser et encore courir. D’après mes calculs le check-point doit être dans 5-6 km au max …quand je dépasse  le panneau «Check-point 10km» ! Ça fout un coup au moral, depuis le temps que je leur dis : vous aller avoir droit à 56 min de pause, ont y est presque. Mais en réalité c’est bien plus moi qui ai besoin d’une pause que eux ! Enfin des lumières, nous y sommes, je vois Patrick qui m’attend et je lui dis : les chiens sont en super forme mais moi je n’en peu plus je veux scratcher.

Des bénévoles me guident jusqu'à ma place, je commence à soigner mes chiens et une voix m’apostrophe en français : c’est toi que je voyais juste derrière moi et que je n’arrivais pas à lâcher ! Il me faut quelques secondes pour comprendre, Pierre-Antoine m’a passée alors que je merdouillais dans le premier check-point, raison pour laquelle il est là avant moi mais que je ne l’ai jamais vu !! Autant dire que je suis contente de le voir …et aussi d’apprendre qu’il n’arrivait pas à me semer-;-)

Donc je snacke les chiens, je vrappe avec de la neige les cinq tendons qui risquent d'enfler et je masse les triceps de Belinda car elle a tendance à faire des crampes. Là je profite pour remercier Christine, car c'est grâce à elle que je sais exactement ce que je dois faire! Puis je vais leur chercher de l'eau et de la paille, enfin ils sont couchés et je peux m'occuper de moi. Boire et manger me fait du bien, je ne pense déjà plus du tout à scratcher, mon corps se repose un peu et l'énergie revient.

Les minutes passent et vient le moment ou je donne un coup de main à Pierre-Antoine pour repartir, je lui crie: rattrape-le! A ce moment je ne sais pas qu'Agneta est ressortie avant lui et qu'en effet il va la rattraper et la dépasser, quand à Kenneth il est loin devant, intouchable cette année.

C'est mon tour, les chiens sont mous quand je leur mets les booties et les rattachent, je me dis: ça va être dure Mais à mon signal, les six se lancent dans le harnais et on sort du check-point au galop, les chiens je vous aime!

La piste commence par monter assez longtemps, mais ça va tout seul, on avance bien. Sans le faire exprès je me retourne et là je vois la lumière d'une frontale pas très loin derrière. Ah non, il n'en est pas question, je veux pas me faire dépasser! Cette petite lumière décuple mes forces et je pousse aussi fort que je peux. Et puis la lumière se fait de plus en plus rare, bientôt je ne la vois plus du tout. Il faut dire que mes six gros malades, emmenés par un Albert fou, galopent encore et toujours.

Nous voilà de nouveau dans des Fjälls, la nuit est belle, on voit loin et j'aperçois  une lumière loin devant.. mais combien d'attelages sont devant moi? J'essaye de compter les traces sur la neige et j'en conclus qu'ils pourraient bien être cinq ou six. La fatigue brouille un peu le cerveau, j'ai de la peine à compter!

Depuis le sommet des Fjälls il reste environ 30 km. Patrick ma dit: y a plus que de la descente, deux-trois petites bosses entre deux mais rien de bien méchant. Du coup je suis tout le temps en train de m'attendre à de belles descentes! Mais à part des faux-plats montants et des montées...

Le froid est venu avec la nuit, il fait maintenant environ -15 degrés, très agréable pour les chiens mais plus problématique pour mon eau. La bouteille que je porte dans ma veste est complètement gelée, je meurs de soif et j'ai faim aussi mais manger sans pouvoir boire après est pénible. Je me rends bien compte que je suis complètement déshydratée, j'ai bu moins d'un litre depuis plus de 10h que je cours derrière mon traineau. Je commence à me sentir mal, j'ai envie de vomir, mais les chiens galopent encore et encore, ils ont une telle force qu'ils me tiennent debout. Les derniers kilomètres sont interminables, jamais je n'aurais pensé que dix kils puissent être aussi longs.

Et puis enfin je vois les lumières de la petite ville de Särna et enfin ça descend pour de vrai! Il ne me reste plus que le lac à traverser puis une toute petite montée de l'autre côté et ce sera la ligne d'arrivée.

Quand le traîneau "atterrit" sur le lac je réalise qu'on est arrivé, toute la tension sort d'un coup et je crie ma joie dans la nuit! Je ne peux plus arrêter de crier et je chante à la gloire de mes chiens, j'ai l'impression de pleurer mais rien ne coule, il n'y a certainement plus assez d'eau dans mon corps pour produire des larmes ;-)

Durant ces quelques minutes qu'il nous faut pour traverser le lac je passe en revue mes troupes: Arluk, l'infatigable trotteur qui a tout fait pour ne pas que l'on voie qu'il a une tendinite! Merci Arluk! Belinda, petite chienne incroyable qui accélère dès qu'elle voit une montée ce qui nous permet de passer la plupart des bosses au grand galop. Merci Belinda! Albert, qui à couru plus de kils en lead sur cette course que dans tout le reste de sa vie, Albert qui a galopé les 163 km! Merci Albert! Mary, petit bout de nana qui est invisible car toujours appliquée! Merci Mary! Magic, qui malgré six semaines d'arrêt cet automne, a tenu jusqu'au bout de son trot aérien! Merci Magic!  ...et pour finir Swiky, ma Swiky, avec une tumeur à la mâchoire de plus en plus grosse, à l'entraînement tu as un peu galéré, mais dès les premiers mètres tu as engagé le "mode course" et je n'ai pas vu ton trait se relâcher une seule fois! Merci mille fois Swiky!

Et puis c'est la ligne d'arrivée, il y a du monde, d'autres attelages, mais à ce moment je ne vois qu'eux, mes chiens, ils sont tellement forts. Finalement je questionne quand même un peu Patrick pour savoir combien sont arrivés avant moi? ...je suis 4ème, partie avec seulement six chiens sur une course à huit, je suis juste beaucoup trop fière d'eux!

Carole
 
 

                                                        Le départ

                                                                Juste après le départ
 
                                                            Dans les Fjälls

                                                  Dans les Fjälls

                                                 A l'arrivée
 
Bravo aux braves, chiens et musheuse ! Et merci pour nous avoir partagé cette aventure.
Bons trails !



vendredi 3 mai 2013

COURSES

Page Race


Sandra Kaufmann et Michael Benz ont participé aux championnats d'Europe qui avaient lieu cet hiver à Haidmühle ! Nous leur avons demandé de raconter leur course ! La version originale en allemand a paru sur le blog il y a quelques semaines. Voici la version française ! Super merci à Véronique Andersson pour la traduction !
 

Championnat d‘Europe WSA 2013 à Haidmühle

Par Sandra Kaufmann et Michael Benz

 
 
La joie et l’impatience de participer aux Championnat d’Europe à Haidmühle sont immenses. Plusieurs jours avant le voyage on charge la caravane, puis on prépare le matériel pour les chiens et enfin, tout est prêt pour le voyage en Bavière. Les chiens sentent que quelque chose se prépare, ils courent tout excités dans le parc d’ébattement. Et dès qu’on ouvre les portes du véhicule, presque tous les chiens attendent devant leur box pour entrer.
Après env. 7h de route, on arrive le mercredi après-midi, quelque peu lessivé, à Haidmühle. Il y a déjà quelques mushers qui sont installés avec leurs chaînes de stake-out. Salutations sympathiques des mushers et des handlers présents, puis on reçoit rapidement un bon emplacement.
On passe les heures suivantes à sortir les chiens, arranger la caravane, aller chercher de l’eau, nourrir les chiens, sans oublier les brins de causettes avec les autres mushers et les bons amis. En résumé, ce long week-end de championnat d’Europe a très bien débuté.
 
Le jeudi, les mushers et leurs chiens ont été contrôlés individuellement et le soir tous les participants se sont rassemblés au village et ont été accueillis avec un verre de vin  mousseux et de jus d’orange.
 
Les premiers attelages de la catégorie Distance se sont élancés le vendredi à 9h. La météo était bonne, la température proche de 0°C. La pression se fait sentir, chez les chiens tout comme pour nous. Les préparatifs du départ se déroulent sans problème. Les traîneaux sont prêts, les semelles sont fartées, les lignes de trait sont étalées, les chiens ont reçus leur soupe et le moment est venu de préparer Bobby Brown et Energy, pour aller sur la ligne du départ de la catégorie D1. Comme je ne suis pas en pleine forme étant donné que j’avais attrapé la grippe les jours d’avant, je doute de pouvoir donner le maximum de moi-même. Malgré tout je me prépare mentalement pour la course. 5-4-3-2-1 et Go…………..Bobby Brown und Energy démarrent. Nous ne partons pas favoris, mais les chiens courent à fond, je pousse et je cours avec eux. A mon filling et en voyant les chiens, j’ai vraiment l’impression qu’on a été rapide.
 
Un peu plus tard Michael prend le départ avec notre attelage C1 qui est mené par Bully (Reebook’s Glorious Lancelot). Malgré ses 11 ans, il reste selon nous, un des meilleurs « Vieux » sur la scène du mushing. En tout cas, il a mené nos jeunes chiens en tête et nous a apporté encore bien plus. Sans Bully, on ne serait pas là où nous nous trouvons aujourd’hui. Avec Michael, il a mené l’attelage à l’arrivée, en effectuant des parcours propres et en habituant le yearling Speedy Reebook’s Ewok à courir en tête dans le stress et l’ambiance d’une course. Et ils l’ont fait avec succès.
 
L’après-midi, Michael a pris le départ avec son très jeune attelage en A1. Son but était d’habituer les jeunes chiens d’un an au stress de la course et d’effectuer 3 étapes proprement. Pour nos 5 yearlings tout comme pour nos 2 chiens de 2 ans et notre dernier arrivé Mike (4 ans), cela représentait un défi important, qu’ils ont relevé comme des chefs. Mike of Rain Mountain a couru les 3 étapes en tête.
 
Les 2 jours suivants se sont déroulés comme le premier. Michael a décidé de ne pas prendre le départ lors de la dernière étape avec l’attelage C1, à cause de la température trop élevée. L’attelage A1 a pu emmagasiner l’expérience de 3 jours de course et en catégorie D1, j’ai obtenu la médaille de bronze avec 12 secondes de retard sur Surowka et Mauderer.
 
On peut dire à la fin de ce week-end que nous sommes sur la bonne voie, que nous avons continuellement progressé et que nous allons continuer à progresser. Nous sommes fiers de nos vieux chiens qui font leur job avec joie et entrain. Nous admirons nos jeunes chiens qui sont toujours partants pour tout ce qui est nouveau et qui se donnent à fond. Malgré quelques incidents dus à la maladie et à des blessures, nous avons eu une bonne saison 2013 et surtout de bons championnats d’Europe 2013.
 
Nous remercions nos chiens qui nous étonnent toujours et encore et qui nous apportent tellement de joie. Et nous remercions également les aides et handlers du Team Suisse à Haidmühle, nous avons eu beaucoup de plaisir avec vous.
 
Sandra Kaufmann
Michael Benz
 


 
 Encore une fois merci à Sandra et Michael pour cet article,
et merci beaucoup à Véro pour la traduction française !
Bons trails à vous !

jeudi 25 avril 2013

COURSES

Page Courses


Trois membres du Musher Club Suisse étaient sur la ligne de départ de la Polar Distans -160km ce début mars..

Pour Christine et ses chiens, c'était la première fois.

 

Ma Polar, par Christine




Après un automne chaotique, karts cassés, accidents, boue, vaches échappées, températures trop chaudes, boue et pluie encore, le décompte des kilomètres qui n’avance pas comme imaginé, de la fatigue, beaucoup de fatigue à gérer la vie de tous les jours, le boulot, l’entraînement …puis un sms de Kakou un dimanche après-midi : « Je vais m’inscrire à la polar aujourd’hui. Fais-le toi aussi en même temps …. 8-/ … beuh … … … … »…
Ok je me suis inscrite. Et la saison neige a débuté avec les petites courses du coin. Les chiens sont en forme mais ce n’est pas avec des course de 10km qu’on se prépare pour unePolar. Et il y a eu Méaudre et ce virus de merde qui a terrassé mes chiens pendant plus de 10 jours. Là je me dis que franchement, les courses, c’est juste bon à casser les chiens…alors bof, pas mon genre. Et c’est d’humeur un peu mitigée que je charge la voiture et prends le départ pour le Nord sous une pluie diluvienne, fin janvier.
Au Nord, la bonne humeur ambiante et les pistes magnifiques me remontent le moral. Tout le monde me dit « Alors tu vas faire la polar cette année ? » et je réponds « Je me suis inscrite sur la polar, je ne sais pas encore si je vais la faire ». Les premiers runs sont magnifiques, les pistes parfaites, le rythme des chiens est bon mais, déjà là, je vois que ma mémé Uma de 9 ans et demi ne tire plus dès que ça va un peu trop vite. Et puis il y a Djinn qui passe direct en wheel car lui, il connaît bien Drevdagen, et ça ne lui plaît pas trop les entrainements qui dépassent 2h de temps ! 400km la tug molle, il a fait le Djinnou, un record !
Après 500km d’entrainement c’est la Yum qui se met à pécloter. Elle commence à avoir des tendinites aux antérieurs. Massage, vrap, ostéo, homéo, cataplasmes, repos … rien n’y fait…ma Yum est out. Alors c’est décidé j’abandonne l’idée de cette course car sans mon petit tracteur je suis toute nue, et le plan était de courir avec mes chiens sinon rien. 53'000 sms plus tard, tout le monde me convainc que, vu l’effort et le boulot fait jusque-là, ce n’est pas siiiii dramatique d’emprunter un chien pour une course. Après quelques essais, c’est finalement Abraxa une petite chienne de 6 ans, toute ronde, une indépendante qui n’aime pas s’arrêter et qui semble s’intégrer dans ma petite équipe sans arrière-pensées. 25km, c’est le seul entrainement que l’on a pu faire ensemble.
Alors voilà, je me présente au check matos/chiens deux jours avant la course avec un Djinn qui s’est économisé pendant le ¾ des entrainements (et même si je me dis qu'il va bosser sur la course, je ne suis sûre de rien), une Uma qui ne tire que dans les montées quand on ralentit fortement le tempo, une Abraxa qui ne nous connaît pas et qui n’a jamais fait de courses (ni d’entrainement) de longue, un Carmack qui en est à sa première saison et enfin Inuvik et Robidou sur qui je peux, en principe, compter. Et tous ces mushers allemands qui me disent « Tu cours à 6 chiens ? ma pauvre…c’est bien courageux ! »…un peu limite pour partir sur 160km.
On va déjà starter et après, on verra. La veille de la course, le matos est prêt depuis plusieurs jours, je ne peux rien faire d’autre que m’angoisser inutilement et attendre que les heures passent. Le jour J, j’arrive à Sarna deux heures avant le départ, et là je peux enfin m’occuper l’esprit et m’affairer à préparer le traineau, sortir les chiens, leur mettre le harnais, me changer, la crème aux pattes, les booties… Violaine et Eric m’aident, ils ont une grande expérience des courses de longue et ils savent ce qu’est l’état d’esprit du musher à ce moment-là. Ils ne me demandent que le strict minimum d’infos pour atteler les chiens. J’apprécie. Je prends le risque de mettre Djinn en lead avec Inuvik, comme on a toujours fait pour les courses au sud. Je suis tellement dans ma tête que je ne vois même pas PAH starter 2 minutes avant moi. Ils me font des grands signes sous la bannière de départ, j’avance … encore une minute…les chiens se jettent dans leur harnais.3…2…1…go !
« Ok les chiens », et c’est parti, et tout mon stress s’envole à cette seconde-là. Ils foncent. Et pourtant c’est la première fois qu’ils tirent un traineau vraiment lourd, j’ai l’impression qu’ils ne s’en rendent pas compte. Les km défilent, à 10km on dépasse un team de 8. A 15km, un team me dépasse, je le suis un moment, il tourne à 17km/h, je sais que je ne vais pas tenir longtemps ce rythme, pas grave. Il finira premier, pas étonnant. Après 2h, on a fait 30km, je m’arrête, snacke et repars. Peu après, un musher allemand me dépasse ….en chantant ! Surprenant dans ce monde silencieux qu’est la longue distance … je le suis sur toute la première montée au son de ses chansons ! Le traineau lourd, là je le sens bien dans la montée ! Je m’invente une nouvelle technique pour aider : bras droit avec le stick et pied gauche en même temps. Je dépasse 3 pulkas avec des malamutes sur la descente. Robidou est victime de sa phobie des malamutes et je sens qu’il faiblit un peu. Je perds mon chanteur allemand. Encore une montée qui nous amène au-dessus de la limite des arbres avec des montagnes toutes lisses, rondes et blanches. Le soir tombe gentiment, c’est superbe ! Je rattrape un attelage sur le dernier rec. Juste devant moi ses 8 chiens font demi-tour et redescendent. Nondidju ! Pour la seule fois de la course je pousse mes chiens : devant devant ! Mais je me stresse inutilement. Grimper des montagnes ils savent faire. Ils ne bronchent pas et continuent avec un coup de regard en coin à cet attelage qui redescend.
4h…53km. Deuxième snack, tout le monde dévore, c’est bon signe. Je prépare la frontale car la nuit tombe. Je sais qu’il va y avoir une longue descente de 25km jusqu’au check point. Le ciel est clair il y a encore une bande rose à l'horizon, le froid s’installe, c’est tellement beau ! J’allume la frontale, Inuvik et Djinn partent au galop, je dois freiner pour ma mémé : les descentes rapides ce n’est vraiment pas son truc. Robidou, court mais ne tire plus …mais qu’est-ce qui lui arrive ? Je rattrape un attelage, et entre derrière lui dans le check point.
75km. Il y a du monde là-dedans. Je décide de ne pas rester, je change les booties, contrôle les pattes, les carpes. Je snacke, Uma ne mange pas. Ce n’est pas bon, car Uma est une grosse mangeuse. Après 10 minutes, je repars. Un attelage est sorti 1 minute avant moi, je vois sa frontale au loin. Les chiens ressortent sans souci du check point. Ca m’épate moi-même ! Ils vont bon train, Robidou et Uma rebossent un moment mais rapidement ils lâchent la traction sur la tug. Il n’y a plus que Djinn, Inuvik, Carmack et Abraxa qui bossent. Un attelage me dépasse : c’est Christian !Ca fait chaud au cœur de croiser quelqu’un de connu ! Je me colle derrière lui pendant 20km. Puis je décroche, à 4 chiens je ne tiens plus la vitesse. Il n’y a plus personne ni devant, ni derrière. La nuit est noire, silencieuse et superbement étoilée. Minutes de bonheur. On rattrape et dépasse un attelage de 8 malamutes puis à nouveau Christian qui s’est arrêté pour snacker. C’est ensemble que nous entrons dans le check point des 120km. Il n’a que 20 minutes d’arrêt obligatoire pour égaliser les temps de départ. Il est vite reparti. Moi j’ai 45 minutes, et comme ma mémé est fatiguée, je décide de les laisser se reposer plus longtemps. Je leur fais des nids de paille, checke les pattes, les muscles, leur donne de la viande. Tout va bien. Robidou et Uma se roulent en boule immédiatement. Mes trois gars sont assis et observent les alentours. Je leur demande de se coucher. Abraxa hurle ! le mode « arrêt »elle ne connait pas et en plus Christian est reparti (sa meute à elle !!!). Je dois m’installer à ses côté dans la paille pour qu’elle se calme et se couche. Après 1h30 dans la paille je commence à avoir froid et mon putain de mal de dos me tire de plus en plus. Tous les chiens sont en boule et dorment. J’hésite… et puis je me dis que si je ne les réveille pas, on va encore être là demain matin. Je sors la viande et tous se lèvent et mangent, mais Inuvik, Uma et Robidou se recouchent. Je prends sur moi, me dis que ça va aller, j’attache Carmack en lead avec Djinn et je ressors du check point. Et ils repartent ! Mais comment ils font ? Ils sont fous ces chiens ! Robidou boite après quelques kilomètres. Merde. Je m’arrête, je contrôle tout mais ne trouve rien. Je repars. Il ne boite plus. Ouf. On dépasse un attelage de 8 samoyedes. Carmack en lead dépasse, avance un peu, se retourne, regarde les 8 samoyedes qui hurlent, me regarde (je reconnais son regard de « maman au secours c’est quoi ces trucs blancs qui hurlent »), fait demi-tour, emporte toute l’équipe et… me saute dans les bras … hum … bon. Je mets les ancres, le rassure et repasse Inuvik en lead avec Djinn. Et on repart encore. Pas très vite certes, mais au moins Uma retire. Pas Robidou. Une longue montée, la dernière, mais qu’est-ce qu’elle est longue et interminable. Ca monte encore et encore. Et encore … et encore… Je me retourne je vois 2 ou 3 frontales loin derrière moi. Enfin le sommet et je sais qu’il reste environ 35km de descente jusqu’à l’arrivée.
Les plus longs 35km de ma vie de musher ! Djinn et Inuvik repartent au galop (mais comment ils font ???), je dois freiner car Uma ne suit pas et je sens que Abraxa est sur la retenue aussi. Robi ne tire toujours pas. Mes trois gars devant doivent galoper contre le frein. Ca me fait mal de leur faire subir ça après 140km ! Mais je n’ai pas le choix. Le décompte des kilomètres ne semble pas diminuer. Je vois Djinn prendre un galop plus court, plus raide, pas bon du tout ça. A 10km de l’arrivée je dois charger Abraxa dans le traineau, car elle se met à boiter. Elle a un méchant carpe mais elle ne veut pas rester dans le traineau. Je dois la retenir, m’arrête, lui re-arrange plus de place, lui explique que je n ai pas le choix, qu’il faut absolument qu’elle reste dans le traineau. Pendant ce temps, deux attelages me dépassent. Uma et Robidou sont HS, il n’y a plus que Djinn, Inuvik et Carmack pour tirer tout ça. Je me maudis de les avoir entrainés dans cette galère. Je leur promets que je ne leur demanderais plus jamais ça. Je me jure que c’est la première et la dernière fois. Avec seulement 6 chiens dans son chenil, vouloir faire de la longue, c’est du carnage. Je veux que ça s’arrête, j’aimerais les mettre tous au chaud dans la voiture, les laisser s’allonger, dormir, récupérer. Mais elle va finir cette putain de course oui ???? Le lac à traverser enfin ! Mais il faut encore remonter sur la berge en face. Je pousse, j’ai terriblement mal au dos, c’est la rage d’en finir qui me fait avancer. Il y a PAH et les Carpats sur l’arrivée, tout guillerets qui me félicitent. Moi je suis fâchée, fâchée, fâchée d’avoir entrainé mes chiens dans cette galère. Les vétos me disent que Djinn et Abraxa ont des méchants carpes…oui je sais merci. Je charge tout dans la voiture, j’ai juste envie d’être seule, de prendre soin de mes éclopés et de rentrer à la maison. Plus jamais jamais ça.

...
On dort jusque dans l’après-midi, Inuvik, Carmack et Djinn au pied de mon lit.
Il fait grand soleil, je les sors un moment, ils me font la fête mais retournent vite dormir. Pas rancuniers pour deux sous !
Le lendemain je les lâche au parc et ils courent et jouent. Ils sont un peu raides mais de bonne humeur. Ils sont incroyables !
Le sur lendemain je les attelle en éventail juste pour 2km sur le lac … et ils repartent tous le plumeau en l’air !
Le soir même j’allume mon ordi, et tape un memo d’idées, de réflexions, de remarques … à ne pas oublier … … pour la prochaine fois !

Mes chiens, vous êtes absolument exceptionnels !



 

 




 

 

 
Bravo à Christine et à sa meute !!!! Et merci pour ce récit, "du vrai" ! Bons trails !
le blog de Christine : http://vettine.blogspot.ch/

mardi 9 avril 2013

COURSE

Page Race



Sandra Kaufmann et Michael Benz ont participé aux championnats d'Europe qui avaient lieu cet hiver à Haidmühle ! Nous leur avons demandé de raconter leur course ! La voici !... Et nous sommes extrêment fiers d'accueillir sur le blog pour la première fois un article en allemand ! Merci beaucoup à Sandra et Michael !

 

Europameisterschaft WSA in Haidmühle 2013

Par Sandra Kaufmann et Michael Benz

 

 

Die Vorfreude auf die EM in Haidmühle ist riesig. Bereits einige Tage vor der Abreise beladen wir den Wohnwagen, bereiten das Material für die Hunde vor und dann ist es endlich soweit. Die Reise in den Bayrischen Wald kann beginnen. Die Hunde spüren, dass es losgeht und rennen ganz aufgeregt im Auslauf herum. Als die Autotüren aufgehen, stehen fast alle Hunde vor ihren Boxen und wollen einsteigen.

 

Nach ca. 7 stündiger Fahrt kommen wir etwas ausgelaugt am Mittwochmittag in Haidmühle an. Bereits einige Musherkollegen haben ihre Fahrzeuge hingestellt und die Stake-out Ketten befestigt. Die Begrüssung der anwesenden Musher und auch Helfer ist sehr herzlich und wir kriegen rasch einen guten Platz zugeteilt.

 

Die nächsten Stunden verbringen wir mit dem „lüften“ der Hunde, dem Einrichten des Wohnwagens, dem Wasserholen, Füttern und nicht zuletzt kommt auch das Plaudern mit Musherkollegen und guten Freunden nicht zu kurz. Kurz gesagt, es war ein richtig guter Einstieg ins lange EM-Wochenende.

 

Am Donnerstag wurden einzelne Musher und ihre Hunde überprüft und am Abend versammelten sich alle Teilnehmer im Dorf und wurden mit einem Glas Sekt und Orangensaft begrüsst.

 

Freitagmorgen 9.00 Uhr starten die ersten Gespanne in der Kategorie Distance. Das Wetter ist gut, die Temperaturen so um den Gefrierpunkt. Die Spannung bei unseren Hunden aber auch bei uns beiden ist spürbar. Die Startvorbereitungen verlaufen reibungslos. Die Schlitten stehen bereit, die Kufen sind gewachst, die Zugleinen ausgelegt, die Hunde haben ihre Suppe gekriegt und jetzt heisst es für uns, Bobby Brown und Energy bereit zu machen für den Start in der Kategorie D1. Da ich mich körperlich nicht so gut fühle, hatte in den letzten Tagen noch die Grippe gekriegt, kommen mir ein bisschen Zweifel auf, ob ich auch wirklich eine Top-Leistung bringen kann. Ich versuche mich trotzdem mental auf das Rennen vorzubereiten. 5-4-3-2-1 und Go…………..Bobby Brown und Energy rennen los. Wir gelten nicht als Favoriten, doch die Hunde rennen was das Zeug hält, ich kicke und renne mit. Mein Gefühl und das was ich von den beiden Hunden sehe und erlebe, zeigt mir, dass wir sauschnell unterwegs sind.

 

Einige Zeit später startet Michael mit unserem C1 Team. Dieses Team wird von unserem Bully (Reebook’s Glorious Lancelot) geführt. Er ist mittlerweile 11 jährig und unserer Meinung nach in seinem Alter immer noch einer der Besten „Oldies“ im Musherzirkus. Jedenfalls hat er unseren Junghunden das Rennen in Lead und vieles mehr beigebracht. Ohne Bully würden wir heute nicht da stehen wo wir sind. Das C1 Team mit Michael hat sich zum Ziel gesetzt, saubere Läufe zu absolvieren und so den Yearling Speedy Reebook’s Ewok in Lead an die Rennatmosphäre sowie den Rennstress zu gewöhnen. Sie haben das toll gemacht.

 

Am Nachmittag startete Michael mit seinem sehr jungen A1 Team. Ihm ging es darum, die Yearlings an den Rennstress zu gewöhnen und drei saubere Rennläufe zu absolvieren. Für die 5 Yearlinge aber auch für die zwei 2 jährigen Hunde und unseren Neuzugang Mike (4 jährig) war es eine grosse Herausforderung, die sie gut gemeistert haben. Mike of Rain Mountain ist alle drei Rennläufe in Lead gelaufen.

 

Die beiden anderen Renntage verliefen ähnlich wie der 1. Tag. Michael hat sich aufgrund der hohen Temperaturen entschieden, mit dem  C1 Team am dritten Tag nicht mehr zu starten. Das A1 Team konnte an allen drei Tagen Erfahrung sammeln und in D1 holte ich mit 12 Sek. Rückstand auf Surowka und Mauderer die Broncemedaille.

 

Zum Abschluss dieses Wochenendes kann gesagt werden, dass wir auf gutem Weg sind und uns stetig weiterentwickelt haben und uns auch zukünftig weiterentwickeln werden. Wir sind stolz auf unsere Oldies, die ihre Sache immer noch mit Freude und Elan angehen. Wir bewundern unsere jungen Hunde, die sich immer wieder für Neues begeistern lassen und stets „Vollgas“ geben. Wir hatten trotz einigen Zwischenfällen aufgrund von Krankheiten und Verletzungen eine gute Saison und vor allem eine gute Europameisterschaft 2013.

 

Unser Dank gilt unseren Hunden, die uns immer wieder überraschen und uns viel Freude bereiten. Danke auch den Helfern des Schweizer Teams in Haidmühle, es hat Spass gemacht mit euch.

 

Sandra Kaufmann

Michael Benz

 

                                              Sandra mit Bobby Brown und Energy

                                             Bully und Ewok in Lead

                                          DD und Mike in Lead    


Encore merci à Sandra et Michael pour leur récit ! Bons trails à vous  !                                   

 



mercredi 13 mars 2013

Les Mosses 2013

Photos de Laurence

Les enfants et la GoPro

 
Quand on laisse les enfants s'amuser avec la GoPro...





lundi 11 mars 2013

Les Mosses 2013

Ambiance de course

Photos de Laurence

Préparation


 
 

Décompression... ou concentration avant the race

 Chacun ses méthodes
 



 

Préparation de course pour le handler
 

Mode aux Mosses

 
 
Le must de cette saison : assortir sa veste à son amortisseur
 

Câlins

Là aussi, chacune sa technique
 





 

Instantanés






Podiums

 Marc se trompe de marche...
"L'habitude", qu'il dira.

Kito
Lysiane